C’est simple, j’aime la photo, les animaux sauvages, les habitats dans lesquels ils évoluent, et j’oubliais, j’aime et je pratique aussi la chasse à tir qui me passionne tout autant. J’y trouve, sous une autre forme, ces moments qui font vibrer tout amoureux de la nature. Affût ou approche, la chasse photographique n’est pas un succédané durant la période de fermeture à tir ! Je réunis pour mon grand plaisir ces deux passions. Trophée sur un mur ou sur la carte mémoire, la magie des heures qui passent est la même pour le passionné, qu’il porte une arme ou un téléobjectif. Les jumelles me servant à repérer l’espèce à photographier servent également à épier, depuis les miradors, le gibier dans ses habitudes, son alimentation, son comportement.

 

La connaissance des mœurs des mammifères et des oiseaux est nécessaire pour choisir son sujet et réussir son cliché (bouquinage du lièvre, rut du brocard, brame du cerf, raire du daim, rut du chamois, passage des migrateurs, parade et plumage nuptial, envol des juvéniles, vie sociale, indices de présence, etc.) Une longue expérience personnelle, accumulée au fil des ans, m’est un sérieux avantage. Savoir lire le livre de la nature est incontournable. Photographe amateur autodidacte, je suis curieux de plein de sujets mais principalement de l’animalier. Je pratique cette dernière spécialité avec la passion du chasseur à tir, en no kill ! Il y a là infiniment plus d’échecs que de réussites. Pour être en place à l'aube, je suis capable de m’arracher de la couette à l’heure ou d’autres rentrent chez eux, à rester des heures au même endroit dans un affût, derrière le trépied, dans l’espoir d’une image réussie, pour finalement partir sans rien, les doigts engourdis, les pieds gelés… ou en été, accaparé par les moustiques, apeuré par un violent orage ou la charge d’une laie suitée protégeant ses marcassins !

 

Disposer de temps et son corollaire la patience est une absolue nécessité. En photo de nature, j’ai investi mon petit jardin pour les passereaux et la toute proche Petite Camargue Alsacienne où je m’éternise, été comme hiver. C'est un formidable théâtre de plein air où la pièce, les acteurs, les décors, la musique changent au fil des quatre saisons.